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Le point sur les marchés

04 mars 2020

Les banques centrales réduisent leur taux tandis que le coronavirus se propage

Le 4 mars, la Banque du Canada (BdC) a comme prévu fait part de sa décision et a annoncé une baisse de son taux du financement à un jour, qui passe de 1,75 % à 1,25 %. Elle explique cette réduction par l’impact important du coronavirus (COVID-19) sur les perspectives pour le Canada et le monde. 

En seulement une semaine, les attentes des intervenants sur les marchés ont changé : on croyait que les taux demeureraient inchangés, puis on intègre presque en entier une baisse de 50 points de base tout juste avant la réunion.

La conjoncture a évolué rapidement. Début janvier, les autorités chinoises ont associé une flambée de pneumonies à Wuhan, ville portuaire comptant 11 millions d’habitants, et le coronavirus. Depuis, la maladie s’est propagée dans 80 pays; 92 823 personnes l’ont contractée et 3 164 personnes en sont mortes. Du même coup, anticipant un ralentissement de l’économie mondiale, le marché a subi un sell-off. Les inquiétudes ont grandi lorsque la Réserve fédérale américaine (la « Fed ») s’est empressée d’abaisser son taux d’intérêt de 50 points de base le 3 mars.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a prédit que la croissance mondiale passerait de 3 % à tout juste 1,5 % en 2020. Le rythme de la croissance économique aux États-Unis a été revu à la baisse, s’établissant à un maigre 1,2 %. Du côté du Canada, la BdC a indiqué que la croissance de l’économie, qui a été au ralenti durant les derniers trimestres et se chiffrait à 0,3 % au quatrième trimestre de 2019, pourrait être plus faible que prévu. D’autres banques centrales, comme celle du Japon et de l’Europe, devraient suivre la tendance. Toutefois, celles-ci ont passé la dernière décennie à tenter de stimuler l’inflation et la croissance – et ce faisant ont pratiquement épuisé leurs options en termes de politique monétaire.

La baisse de taux précipitée de la Fed, une mesure rare, soulignait clairement les risques croissants que pose le coronavirus pour les économies américaine et mondiale. De plus, la mesure de la Fed a donné plus de souplesse aux autres banques centrales pour réduire leur taux aussi. Bien que les taux d’intérêt ne soient pas une solution directe aux préoccupations, ils peuvent rassurer les intervenants des marchés quant au maintien de conditions accommodantes. La performance de l’économie chinoise – la deuxième en importance, qui représente un cinquième du PIB mondial – dénote la gravité d’une potentielle chute marquée. En effet, la consommation de charbon, la quantité de passagers et les transactions sur des biens étaient en baisse de 70 à 80 % en moyenne comparativement à 2019. À la fin février, elles n’affichaient qu’une reprise de 60 %.

Les répercussions du ralentissement de la croissance en Chine et de l’épidémie galopante pourraient, selon l’OCDE, entraîner une récession au Japon et en Europe d’ici la fin de l’année. Les perspectives pour les États-Unis sont presque aussi navrantes. De nombreux analystes prévoient une croissance nulle ou négative pour le deuxième trimestre, certains allant même jusqu’à prédire une récession d’ici la fin du quatrième trimestre.

La Fed quant à elle n’est pas d’humeur aussi sombre, indiquant que les données économiques fondamentales du pays demeurent solides. En effet, 183 000 nouveaux postes ont été créés dans le secteur privé en février, ce qui dépasse la prévision de 170 000. La Fed et la BdC reconnaissent que les perspectives sont moroses, mais elles se disent fin prêtes à adopter d’autres mesures pour appuyer les objectifs des politiques en place. Elles parlent d’un effort de coordination continue avec les banques centrales et des autorités fiscales des pays du G7.


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